CONSTAT D’ADULTERE – Tatiana de ROSNAY

Ce n’est pas d’un livre dont je vais vous parler dans ce billet, mais du supplément du Marie-Claire du mois d’août. Vous allez penser que je suis tombée sur la tête.  Moi qui, depuis quelques semaines m’essaye à la « chronique littéraire » sur ce blog. Mais rassurez-vous tout va bien 🙂 Et c’est bien de littérature qu’il s’agit. Dans ce supplément intitulé « Les nouvelles érotiques de l’été » Tatiana de Rosnay nous propose une nouvelle : « Constat d’adultère ». Attention, ce récit n’est pas à mettre entre toutes les mains. Pas question de petite Sarah, de Justine ou de Pascaline ici, mais d’un mari trompé, d’une femme adultère et de sa liaison torride avec son jeune amant. Je vous préviens c’est très « hot ».

Un académicien, auteur à succès de renom publié dans le monde entier, découvre en lisant un SMS sur le portable de sa femme  que cette dernière entretient une liaison. Il engage alors une agence spécialisée afin que celle-ci enquête sur la relation adultérine de sa femme. Plusieurs exigences accompagnent sa requête : aucun nom ne devra figurer en toute lettres, il ne veut voir aucune photo et  tous les résultats des investigations  doivent lui être présentés par écrit.  A l’issue de son enquête, l’agence remet à son commanditaire les résultats de ses investigations.

 Même si Tatiana de Rosnay change totalement de registre (et c’est peu dire !), j’ai tout de suite retrouvé le style « De Rosnay ». Ce qui est jouissif dans ce texte (ah non, ne commencez pas à chercher des doubles sens dans mes propos !) c’est que cohabitent le langage administratif (presque châtié)  du compte rendu de la liaison et le contenu très hot, voire trés cru, des SMS et des mails échangés entre les deux amants. L’effet de narration est assez saisissant : froid, chaud, froid, chaud… Et ce récit n’est pa dénué de quelques petites touches d’humour, ce qui permet au lecteur de reprendre sa respiration. En outre, l’idée de faire refuser au mari trompé de voir des photos est bien trouvée, cela permet à Tatiana de Rosnay de décrire des scènes d’amour, que dis-je de sexe assez piquantes. La petite cerise sur le gâteau 😉 c’est qu’aucun mot vulgaire n’est jamais écrit, seule la première lettre est imprimée, les astérisques font le reste… Et c’est bien… Une petite mise en bouche à savourer avant la parution Fifty Shades of Grey de E.L James en octobre prochain en France.

LES PETITES PHRASES :

  • « Nous allons tenter à présent de vous décrire les scènes qui suivent de la manière la plus détachée possible, comme s’il s’agissait d’un constat de dégât des eaux, d’un accident de la circulation, ou d’un rapport de police après une effraction ou un délit. »
  • Pour ce qui est du reste… Je vous laisse à votre lecture 😉

 

Édition présentée : Constat d’adultère, Tatiana de Rosnay

supplément Marie-Claire août 2012, 48 p.

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ET PROPOSE SON BILAN DU MOIS DE JUIN

 

Un bilan du mois de juin en demi-teinte. J’ai lu beaucoup moins de livres qu’habituellement. La faute au très émouvant roman d’Harold Cobert  « Dieu surfe au Pays basque » qui a pour thème  une paternité en devenir brutalement interrompue. Ce très joli roman m’a empêché de me replonger dans un autre livre pendant plusieurs jours. Je n’aurai jamais lu ce livre si Eulimène du salon des lettres n’avait pas fait un billet sur sa désillusion à la lecture de « La mémoire des murs » de Tatiana de Rosnay. Il s’en est suivi un échange « twitteurien » entre Eulimène, Tatiana de Rosnay et votre « serviteuse ? » au cours duquel cette célèbre auteure nous a vivement conseillé de découvrir les livres d’Harold Cobert. Au passage, j’en ai également profité pour découvrir « La mémoire des murs » que j’ai apprécié comme beaucoup des romans de Tatiana de Rosnay . Et j’ai trouvé très sympathique et enrichissante cette interactivité entre blogueuses et auteurs.  J’ai également beaucoup aimé            « L’impossible pardon » un livre que j’ai eu l’opportunité de gagner et de choisir lors d’un concours du livre de poche, un livre chaudement recommandé dans le catalogue de cet éditeur par (encore !! ) Tatiana de Rosnay. En écrivant ces lignes, je me rends compte que ce mois de juin a pas mal tourné autour de cette auteure.

Pour une mordue de polar et de thriller comme moi, le ratio lecture de polar/ensemble de mes lectures est très faible ce mois-ci. Je crois que l’absence de soleil  m’a poussé à éviter les histoires trop sombres. Une mention spéciale tout de même  à « Sorry » un thriller dérangeant mais assez novateur dans son style, le livre de poche a d’ailleurs repris un extrait de ma chronique sur leur site 🙂  . Par contre j’ai été très déçue par « Tu ne te souviendras pas » de Sébastian Fitzek dont j’ai trouvé l’histoire cousue de fils blancs.

Puisque « Dieu surfe au Pays basque » m’a coupé toutes envies de lire pendant plusieurs jours, j’en ai profité pour regarder la télévision. Et j’ai découvert avec plaisir l’adaptation anglaise d’Orgueils et préjugés de Jane Austen diffusée sur Arte.  Comme je suis à l’affût de toutes les sorties littéraires, je n’ai pu résister à la tentation de lire la suite des aventures de Mr Darcy et de Miss Benett proposée par PD James, et je suis re-tombée sous le charme de tous les personnages austinien auxquels P.D James a su redonner vie avec beaucoup de talent dans « La mort s’invite à Pemberley ». Lorsqu’il s’agit de livres, vous le découvrirez très vite, je suis d’une impatience rare, je n’ai pas pu attendre de passer chez un libraire acheter le livre papier et je l’ai acheté dans sa version numérique. Au final je m’aperçois que je n’ai lu qu’un seul roman ce mois-ci dans ce format.

 

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