LA GIFLE – Christos TSIOLKAS

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De nos jours, un couple de la banlieue de Melbourne réunit famille et amis un jour d’été autour d’un barbecue.  La fête bat son plein lorsqu’un adulte, excédé par le comportement d’un enfant de quatre ans, le gifle.C’est à partir de là que tout dérape. Les injures fusent et la jolie photo du bonheur de la middle-class australienne se cloque, comme trop chauffée par le soleil du bush australien.Cette gifle était-elle méritée ? Est-ce le résultat malheureux d’un emportement ou un crime qui doit être traité devant les tribunaux ? L’auteur s’empare de ce fait somme toute presque banal, pour décrire une société australienne contemporaine qui s’étiole.Au fil dechapitres, à travers le regard de huit des témoins -un couple mixte, une cougar ambitieuse, un macho pure sucre, deux ados qui découvrent l’amour et leur sexualité, un patriarche grec, une maman bobo-  de cette scène, l’auteur Christos Tsiolkas décrit avec des mots crus, mais jamais vulgaires les conséquences de cet acte.Juste sous les cloques de la photo apparaissent les grandes plaies de la société australienne : le communautarisme, le racisme, les problèmes d’éducation, la jeunesse qui se noie dans l’alcool et la drogue.Tsiolkas de sa plume caustique n’épargne aucun de ces personnages, il nous raconte leurs vies, leurs failles et leurs secrets les plus inavouables. Tout n’est pas joli sous le vernis, mais c’est aussi ce qui rend ces personnages si attachants, si humains.

Ce livre est dure, corrosif  et il ne peut pas laisser indifférent  tant il est dérangeant, on aime ou on n’aime pas. Et moi, j’ai aimé. J’ai adoré ce style direct et sans fioriture. Un véritable coup de cœur. Fleurs bleues s’abstenir.

 LES PETITES PHRASES :

  •   « Elle se rappela une conversation pendant un dîner, dix ans plus tôt », pendant laquelle Hector avait expliqué que boire en Australie n’était pas la même chose que dans les autres pays : cela n’avait rien de convivial on dépassait toutes les limites on faisait ça au pub, plutôt que chez soi à table. » P 318
  •  « L’âge était un ennemi invincible et cruel, comme les femmes, comme les mères. »P 408
  •   « Voilà, ce qu’étaient finalement l’amour, son allure son essence une fois disparus la luxure, l’extase, le danger, l’aventure. Il reposait avant tout sur la négociation, sur deux individus qui acceptent les réalités sales, banales et domestiques d’une vie partagée. Cet amour-là assurait une forme de bonheur familier. Toute alternative était probablement impossible, inaccessible et il valait mieux renoncer à l’inconnu. » P 503

  Édition présentée : La gifle, Christos Tsiolkas

Editions 10-18

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5 commentaires

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