ENFANFARE – Christian VOLTZ et Agnès CHAUMIER

enfanfare

Une petite chronique réalisée l’année passée…

J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération masse critique jeunesse. Je remercie vivement Enfance et Musique de m’avoir permis de critiquer ce livre.

Parlons tout d’abord du livre : il est fait d’un carton épais ce qui permet une bonne prise en main pour les plus petits, et surtout une résistance à toute épreuve. Les illustrations sont colorées, drôles et parfois émouvantes. Elles mettent parfaitement en valeur les chansons et comptines. Et ce, grâce aux talents de Christian Voltz qui donne vie à ces personnages créés à base de matériaux de récupération. Ma fille de 4 ans a été fascinée par les personnages. Les illustrations correspondent parfaitement aux chansons auxquelles elles donnent vie, puisque ma puce qui ne sait pas lire, n’a eu aucune difficulté à se repérer dans le livre.

Passons au CD : J’ai adoré les chansons et comptines retenues, mais je n’en attendais pas moins d’Enfance et Musique qui est pour moi le must en matière d’éveil musical. J’ai beaucoup apprécié la chanson « Léon » revisitée de manières assez étonnante, je trouve ça très intéressant d’éveiller les enfants dès leur plus jeune âge « aux textes », et avec des mélodies qui innovent un peu. Mirza est très sympa également. Il est vrai que certains arrangements peuvent décontenancés notamment celui de pirouette, les petits ne s’y retrouvent pas tout de suite. Il est vrai que parfois on a l’impression d’une certaine cacophonie, mais il faut savoir que souvent les enregistrements d’enfance et musique se font en présence d’enfant et avec les enfants d’où parfois une impression de joyeux bazar.

En conclusion, pour moi ce livre-cd est un très bel objet qui permet aux enfants d’expérimenter de nouveaux horizons tant au niveau du graphisme que de l’éveil musical.

LES PETITES PHRASES :

  • « Il a du bobo Léon Il porte un bandeau Léon Il a du bobo Léon »
  • « Il était un petit homme pirouette, cacahuète »

Edition présentée : Enfanfare, Christian Voltz & Agnès Chaumier

Enfance et Musique
Editions, 2011
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LA GIFLE – Christos TSIOLKAS

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De nos jours, un couple de la banlieue de Melbourne réunit famille et amis un jour d’été autour d’un barbecue.  La fête bat son plein lorsqu’un adulte, excédé par le comportement d’un enfant de quatre ans, le gifle.C’est à partir de là que tout dérape. Les injures fusent et la jolie photo du bonheur de la middle-class australienne se cloque, comme trop chauffée par le soleil du bush australien.Cette gifle était-elle méritée ? Est-ce le résultat malheureux d’un emportement ou un crime qui doit être traité devant les tribunaux ? L’auteur s’empare de ce fait somme toute presque banal, pour décrire une société australienne contemporaine qui s’étiole.Au fil dechapitres, à travers le regard de huit des témoins -un couple mixte, une cougar ambitieuse, un macho pure sucre, deux ados qui découvrent l’amour et leur sexualité, un patriarche grec, une maman bobo-  de cette scène, l’auteur Christos Tsiolkas décrit avec des mots crus, mais jamais vulgaires les conséquences de cet acte.Juste sous les cloques de la photo apparaissent les grandes plaies de la société australienne : le communautarisme, le racisme, les problèmes d’éducation, la jeunesse qui se noie dans l’alcool et la drogue.Tsiolkas de sa plume caustique n’épargne aucun de ces personnages, il nous raconte leurs vies, leurs failles et leurs secrets les plus inavouables. Tout n’est pas joli sous le vernis, mais c’est aussi ce qui rend ces personnages si attachants, si humains.

Ce livre est dure, corrosif  et il ne peut pas laisser indifférent  tant il est dérangeant, on aime ou on n’aime pas. Et moi, j’ai aimé. J’ai adoré ce style direct et sans fioriture. Un véritable coup de cœur. Fleurs bleues s’abstenir.

 LES PETITES PHRASES :

  •   « Elle se rappela une conversation pendant un dîner, dix ans plus tôt », pendant laquelle Hector avait expliqué que boire en Australie n’était pas la même chose que dans les autres pays : cela n’avait rien de convivial on dépassait toutes les limites on faisait ça au pub, plutôt que chez soi à table. » P 318
  •  « L’âge était un ennemi invincible et cruel, comme les femmes, comme les mères. »P 408
  •   « Voilà, ce qu’étaient finalement l’amour, son allure son essence une fois disparus la luxure, l’extase, le danger, l’aventure. Il reposait avant tout sur la négociation, sur deux individus qui acceptent les réalités sales, banales et domestiques d’une vie partagée. Cet amour-là assurait une forme de bonheur familier. Toute alternative était probablement impossible, inaccessible et il valait mieux renoncer à l’inconnu. » P 503

  Édition présentée : La gifle, Christos Tsiolkas

Editions 10-18

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